Les embryons ont la capacité de s’auto-guérir dès le deuxième jour de vie

Nous avons fait une découverte sur le début de la vie!!!! Et elle a été présenté au Congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE) Vienne 2019.

Nous avons vu que les embryons ont la capacité de se réparer eux-mêmes à partir du deuxième jour de leur vie.

Pour expliquer cela, je vous dit à l’avance que:

Dans les traitements de fécondation in vitro (FIV), les embryons sont classés en fonction de critères basés sur leur apparence et leur développement. De cette façon, les embryons considérés comme ayant un meilleur pronostic pour être implantés et avec un meilleure évolution sont transférés à la patiente.

De nos jours, il est considéré optimal pour un embryon d’avoir 4 cellules le deuxième jour de la vie et 8 cellules le troisième. Il y a des embryons qui soudainement le deuxième ou le troisième jour font disparaître une de leurs cellules, passant par exemple de quatre à trois puis se divisant, comme si de rien n’était. Regardez cette vidéo:

Jusqu’à présent, ce phénomène, connu sous le nom de division inversée, était considéré comme un signe de mauvais pronostic et, par conséquent, la valeur de l’embryon était considérablement réduite.

Avec les normes actuellement établies, les embryons qui ne suivent pas les directives marquées ont moins de possibilités de développement. En ce sens, l’Institut Marquès réévalue ces lignes directrices et démontre que de nombreux critères standard sont erronés.

Cette découverte a été rendue possible grâce à l’Embryoscope, des incubateurs à embryons qui ont incorporé une caméra vidéo qui filme leur développement.

Nous avons donc réalisé une étude rétrospective des vidéos du développement de 23 340 embryons, de la fécondation jusqu’au stade de blastocyste. Dans 303 des embryons analysés, la présence d’une absorption complète de l’une de ses cellules est observée. Et qu’est-il arrivé à ces 303 embryons?

Notre étude a montré que les embryons qui ont des cellules réabsorbées puis se divisent en blastocyste (stade précoce du développement embryonnaire, apparaissant entre le cinquième et le sixième jour après la fécondation) ont le même taux d’implantation, de grossesse évolutive de bonne santé qu’un enfant né.

Ces embryons ont montré une diminution de la proportion qui atteint le blastocyste, mais celui des nés est maintenu, ce qui suggère que la détection précoce des erreurs par les cellules serait impliqué dans cette absorption. Les embryons capables de surmonter cette réparation ont le même potentiel de reproduction.

Il est passionnant de découvrir que l’être humain, dans sa deuxième ou troisième journée de vie, est déjà capable de détecter qu’une de ses cellules a été altérée et peut potentiellement l’éliminer et continuer à se développer en bonne santé. Cela nous enseigne que la vie ne consiste pas à naître parfait, mais à savoir corriger ces défauts. Non seulement ceux qui semblent déjà parfaits arrivent à vivre, mais aussi ceux qui se sont battu pour être parfaits.

De même qu’il n’y a pas deux personnes physiquement pareilles, à l’exception des jumeaux identiques, il n’y a pas non plus deux embryons identiques.

Le nombre de combinaisons génétiques possibles est infini. Par conséquent, depuis le moment de la fécondation, nous avons tous eu nos caractéristiques exclusives, qui nous ont déjà rendus uniques à partir de ce moment précis.

Cela se produit dans tous les embryons, pas seulement lors de la fécondation in vitro. Chaque embryon fonctionne comme une équipe de cellules contrôlée par un leader, dans le but de vivre. Si certaines cellules commencent à se diviser anormalement et ne sont pas capables de les contrôler, les mauvaises gagnent et l’embryon ne peut pas se développer. Il est incroyable de voir comment, dès le début de la vie, l’être humain est capable d’éliminer ses points faibles, de suivre les critères appropriés et de progresser dans la vie.

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